Non qualification de l'équipe sénior pour les phases finales

Phases finales 2017-2018

Comme vous le savez tous le club n’a pas été qualifé pour la participation aux phases finales 2017-2018. Un article sur le site rugbyamateur a été diffusé, sur la dépêche et vous trouverez ci-dessous la lettre, « Mea Culpa », expliquant la situation et l’état d’âme d’Alain suite à l’annonce de cette décision :

[Mise à jour] : Réaction des dirigeants du comité suite à l’article de la dépêche.

Mea Culpa

 

Je voudrai m’excuser auprès de notre Comité (Midi-Pyrénées) car en apprenant que notre club (le TAC, 2nd de poule) n’était pas qualifié pour les phases finales, je me suis permis de me rendre à leur rencontre.

Pour essayer de comprendre.

Oui, nous avons commis une erreur au niveau du règlement avec une Ecole De Rugby trop restreinte au 31 janvier.

Moi, je voulais leur dire  l’amour que je porte à mon club, eux m’ont répondu règlement, règlement !

Nous avions reçu un mail sur le compte intranet du club au mois de juillet dernier nous disant les modifications. C’est apparemment le seul moyen de nous joindre. Impossible d’appeler le Tel du club ou le mien (président). Impossible aussi d’envoyer un courrier classique à l’adresse du club. Sauf au moment des élections ….

Vive l’informatique !

Je me suis donc permis de leur expliquer que depuis nous avions régularisé le nombre de licenciés. Que nous nous sommes rapprochés de l’école primaire du quartier (on est en ZEP). Que nous avons créé un emploi civique qui, en plus des éducateurs bénévoles intervient en « balle ovale » 4 fois par semaine dans cette école.  Que nous en avons de très bons retours. Ce  qui nous laisse bon espoir pour la saison prochaine.

Je voudrai rajouter, pour les Ecoles de Rugby que faire jouer les petits le samedi matin, comme m’a dit une maman, ils se lèvent tôt toute la semaine, alors pourquoi pas le samedi ? Mais quand les parents ont 2 enfants dans des catégories différentes, le samedi c’est rugby de 8h00 à 18h00 ! Et même tarif pour les bénévoles.

Nous avons la fierté d’avoir sorti des joueurs qui jouent encore en Fédérale 1,2 ou 3. Ce grâce à notre travail dans ces quartiers où le rugby est loin d’être le sport roi.

Mais l’est-il encore quelque part ?

Après plusieurs milliers de licenciés en moins, quasiment plus d’équipes réserves dès la 2eme série, une 4eme série moribonde et des ententes forcées pour aligner des minimes, des cadets ou des juniors.

Ce qui prouve bien l’efficacité de nos têtes pensantes…

Le TAC, après 73 ans d’histoire, survit – comme beaucoup de clubs – grâce à l’implication d’une dizaine de dirigeantes et dirigeants bénévoles. Qui s’usent, qui s’usent de plus en plus et en ont marre de toutes ces règlementations qui changent chaque année.

Un championnat qui démarre avec 6 clubs  dans la poule et qui finit à 4 (2 ayant eu des forfaits sur certains matchs). Cela fait un demi-championnat ! Comment demander à nos joueurs de l’implication dans ces conditions ?

Heureusement le prix des licences, lui, pour notre Comité n’est pas divisé par 2 !

Personnellement, après 50 ans de rugby (joueur, éducateur, dirigeant), j’ai beaucoup donné à ce sport sans m’en être servi. Portant mal la cravate et le blazer (certains se reconnaitront) j’ai de plus en plus de mal aujourd’hui à me reconnaitre dans ce que devient ce sport.

Malgré tous les sourires reçus en arrivant à notre « cher » Comité, je me pose la question : devons-nous disparaitre à 73 ans ? L’Assemblée Générale du Club en décidera.

Si c’est le cas et que vous me croisiez dans la rue, très chers amis dirigeants, ne venez pas me saluer !

 

« Amitiés » sportives,

Alain Mirepoix

Petit joueur, Petit dirigeant de Petit club

P.S. Messieurs du Comité, n’oubliez pas d’agrandir le cimetière des clubs disparus. La place va manquer.